Monday, August 27, 2012

[Aful] Le choix entre Ubuntu et Microsoft Windows: Retour sur l'entrevue avec Madame MASONNEAU, députée du nord-Vienne

Bonjour,

Voici la suite des péripéties puisque j'ai pu avoir une entrevue avec
Madame MASSONEAU durant l'université d'été des écolos qui se déroulait à
Poitiers.

Compte rendu députée:
22 août après-midi à l'Université de Poitiers au cours de l'université
d'été des Verts
Madame Véronique MASSONNEAU
Collaborateurs : Christophe, Véronique (cette dernière viendra au cours
de l'entretien).

Accueil très cordial et chaleureux même si je sens bien que le sujet ne
passionne pas la députée (plusieurs fois elle me parlera de untel qui
est a été actif dans ACTA, ou untel qui s'intéresse au monde numérique).
J'ai du mal à garder son attention et je dérive. Comme elle me pose peu
de questions, je ne peux rebondir. En plus, je parle vite (bref, il faut
que je m'améliore dans ma communication).

Explication du logiciel libre (recette/code source, 4 libertés qui sont
nécessaires comme l'est la possibilité à tout à chacun de se présenter à
la fonction d'élu, problème de l'interopérabilité : après x année(s) de
démocratisation de l'informatique, on ne peut envoyer un fichier sans se
soucier du logiciel qu'utilise son interlocuteur). J'ai un peu dérivé
sur l'ODF et OOxml avec Christophe qui m'a permis d'avoir des retours
sur le service informatique de la précédente législature et les
problèmes rencontrés lors de l'utilisation de GNU/Linux.
(Christophe était le collaborateur d'un autre député, il est assez
sensible à la cause des logiciels libres). Il semble que ce service
informatique soit très procédurier : refus d'installer sur l'ordinateur
du député le moyen de synchroniser le Blackberry du député si le député
n'est pas là lorsque le technicien est présent (2 semaines après la
demande d'intervention) ; l'intervention, en elle-même, ne durera que
quelques minutes.

L'autre souci qu'ont rencontré les députés et leurs collaborateurs est
qu'ils ont été livrés à eux même. Sans formation, ils ont reçus en
pleine figure l'effet réseau : ils n'arrivent pas à utiliser des
documents qu'on leur envoi (je leur dis que je suis au courant exemple :
https://bugs.freedesktop.org/show_bug.cgi?id=51300 ), ne peuvent
utiliser le site replay de France Télévision avec Silverlight pour
revoir l'intervention d'élus (pas creusé, mais il me semble que l'on
peut utiliser mono dans Ubuntu et que totem peut faire tourner tous cela).
Autre effet réseau, c'est la synchronisation des agendas avec les
smartphones, l'iphone en tête. Ils avaient des difficultés à aller sur
certains sites du groupe écolo (absence d'onglets du site) avec Firefox o_O
Bilan : ils ne sont pas contre le fait de rester sur GNU/Linux à
condition de ne pas perdre du temps à faire des opérations considérées
comme simples ou répandues.

Le collaborateur me rapporte que le groupe écologiste a un mouvement
appelé les écologeek qui sont en train de faire l'extrême inverse dans
la création des sites web : tester le site que pour Firefox
(personnellement le web doit être interopérable par nature)

Lors de l'arrivée de Véronique, celle-ci me pose des questions sur
l'action de notre association, la présence de membres dans le nord de la
Vienne (la circonscription de la députée, nous avions un membre à
Châtellerault et nous intervenons annuellement au sein de l'Espace
Rasseteau). Elle aborde aussi l'opendata, je lui réponds que des membres
contribuent à OSM et que nous sommes en train d'intégrer les données
issues du portail opendata du gouvernement (bureaux de postes et écoles).
Je lui laisse le site web de notre association et le courriel de contact.

À la fin, la question de la députée qui tue : qu'est-ce que l'on peut
faire ?
Mes réponses :
- - demander l'application de la loi : sur le RGI par exemple ;
- - exiger une formation de la part du service informatique (que cela
soit pour Windows ou Ubuntu, il y a des notions de base à avoir à mon
humble avis et la députée ne les possède pas) ;
- - exiger une aide pour la remontée des bugs et des sous pour leur
correction.

Mon ressenti : très heureux d'avoir été accueilli, je suis déçu de la
fracture numérique qui semble générationnelle (elle et son
collaborateur), je n'ai pas réussi à sensibiliser la députée. Mon
intervention aura réussi à l'initier, mais cela sera-t-il suffisant lors
de votes importants ? La campagne « pacte du logiciel libre » est, il me
semble, un échec (après je suis peut être tombé sur un cas particulier)
: la députée ne connaissait rien au logiciel libre et elle
a pourtant signé le pacte (je ne lui ai toujours pas parlé de cette
signature).

Cordialement
--
Charles BRISSET
Trésorier de l'APP3L